1. Je rassemble tout mon courage et décide de me lever pour ouvrir la fenêtre.

À peine ai-je effleuré le loquet que le battant s’ouvre en grand dans un claquement sinistre. Le noir épais de la nuit pénètre dans ma chambre à coucher et m’entoure sans que je puisse réagir. Les murs, le lit, les bouquets de fleurs séchées disparaissent dans l’obscurité. 
Je ne vois plus rien.
Je ne sens plus le parquet froid sous mes pieds.
Je ne respire plus.
La nuit étouffe mon cri vain. À moins que ce ne fût la forêt qui, année après année — siècle après siècle ? — ait avalé mes forces sans que je ne m’en aperçoive. Ma bouche béante laisse entrer le noir en moi. Je ne me débats pas.
Une voix résonne au creux de mon crâne. Une voix terreuse, humide comme les sous-bois, sortie d’une gorge envahie par la mousse et le lichen. Je ne reconnais pas cette voix, et pourtant elle réveille quelque chose en moi, au fin fond de l’abîme de ma mémoire rouillée, un délicat bourgeon de souvenir mauve. La voix dit :
« Notre pacte arrive à son terme. Rends-moi ce que je t’ai accordé. »


Quelle suite choisissez-vous?


1. La voix continue : « Tu as jusqu’au lever du soleil. » puis elle s’éclipse dans un bruissement de feuilles d’automne.


2. Ma volonté émerge de la poix qui m’enserre l’esprit et je parviens à formuler une pensée, un mot : « Non. »


Solène